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Témoignage de 4 Sœurs Servites pour la fête des Fondateurs (24.02.17)

March 6, 2017

Il est bon de se rappeler la vie de nos ancêtres « servites » !

Dans la culture africaine, « les ancêtres », voilà quelque chose qui vous parle !

 

  • Peux-tu nous en dire quelques mots Marie Desanges ?

M.D. En Afrique, nous appelons « ancêtre » un ascendant lointain ou proche d’une lignée familiale, clanique ou tribale. Cependant, tous les ascendants ne sont pas forcément considérés comme des ancêtres. De fait, un ancêtre est reconnu comme tel pour plusieurs conditions (je vais en citer seulement deux) :

  • Il doit avoir « bien vécu » avec soi-même, avec les autres, avec la nature et avec l’Etre Suprême pour faire grandir la vie dans la communauté humaine visible et invisible (mort : au-delà…).

  • Il doit avoir une descendance qui assure la continuité de la vie. Chaque génération est donc appelée à s’inspirer du savoir-faire, du savoir-être et du savoir-vivre que leur a transmis la personne reconnue comme ancêtre, et cela, en faisant face à la réalité de la vie de son époque. Mais alors, pourquoi considérons-nous les 7 fondateurs des Servites de Marie comme nos « ancêtres » alors que nous ne descendons pas biologiquement d’eux ? Il est justement important de savoir qu’il n’y a pas que la descendance biologique qui  assure la transmission de la vie. Il y a aussi « la descendance spirituelle ». Voilà pourquoi nous, Servites de Marie aujourd’hui, nous nous reconnaissons comme des descendants de ces 7 hommes vécus au 13 è Siècle, par l’héritage spirituel qu’ils nous ont légué.

  • En savez-vous quelque chose Marie Raphaël ?

MR « Les Sept bienheureux Pères orientaient vers Dieu toute leur puissance vitale d’aimer !

Ensemble, ils aimaient Dieu, leur âme, le prochain et leur corps d’un amour ordonné !

Quant au prochain ils cherchaient avant tout à connaître ses besoins,

Ils partageaient ses souffrances avec tendre compassion,

Ils se réjouissaient avec les justes, et souffraient avec les pécheurs,

Encourageant les justes dans leur vie,

Et convertissant les pécheurs pour qu’ils ne tombent pas plus bas dans leurs misères ! »

 

MB De leur temps comme aujourd’hui, nos 7 Pères  rencontraient de nombreux conflits dans leur ville de Florence, dans leur pays l’Italie, et -bien que très différents- ils veulent vivre ensemble, dans une amitié choisie c’est-à-dire : une vraie fraternité !

 

  • Peux-tu nous dire ce que tu comprends dans cet appel à la FRATERNITE, Marie Desanges ?

M.D. Pour ma part, l’appel à la fraternité est avant tout une prise de conscience  que, quelle que soit notre situation, nous partageons la même vocation, celle de « devenir humain ». Vous allez certainement me dire : « Mais, nous sommes déjà des humains ! ».

Bien sûr, nous le sommes. Mais, une chose est d’être humain, une autre est de le devenir au quotidien. Comment cela ? Avant même la vocation chrétienne et religieuse, tous les hommes sont appelés à correspondre à leur vocation d’homme, en se regardant avec humanité, et en se reconnaissant comme tel (cf. l’exclamation d’Adam à la vue d’Eve : « Cette fois-ci, voici l’os de mes os, la chair de ma chair » (Gn 2). Cette reconnaissance n’est pas une fusion des personnes, elle se fait dans le respect des différences. Pour nous chrétiens, c’est Jésus qui est venu nous apprendre ce regard et cette reconnaissance mutuelle en faisant de nous ses frères, frères entre nous puisque fils d’un même Père. C’est de cette expérience que nous Servites de Marie nous voulons vivre à travers notre vie communautaire ouverte aux besoins de l’Eglise et du monde. Mais cette fraternité ne se fait pas toute seule, elle se construit au quotidien à travers les réalités conflictuelles que nous pouvons vivre. Marcher sur le chemin de la fraternité c’est choisir et promouvoir les valeurs qui la construisent (entre autre le respect) en luttant contre la haine, la violence, l’exclusion et le désir de vengeance. Etre Servite de Marie, c’est donc aussi promouvoir cette fraternité dans nos milieux de travail.

 

  • Et maintenant Elisabeth Marie, sens-tu la nécessité, ici dans cette école, de donner le goût, le désir de vivre dans le respect des autres, plus même, dans l’amitié ? …

EM. Les gestes fraternels dans nos écoles témoignent de notre prise de conscience de notre humanité.

Le regard aimant et attentif, le sourire, la tenue de la porte pour le suivant, le bonjour, la  bienveillance, l’écoute, le service, le pardon, le merci et même le respect de la tenue Servite le jeudi, le parrainage,… bref les petits gestes faits avec amour les uns aux autres  témoignent de la fraternité servites dans nos écoles

Aujourd’hui en célébrant cette fête, nous nous engageons à multiplier les gestes fraternels pour bâtir un monde meilleur où chacun aime et se sent aimé.  Car la fraternité est notre vie.

 

MB. Du temps des Fondateurs, on ne parlait peut-être pas d’INTERNATIONALITE, mais dans notre école nos origines sont souvent multiples, et dans la Seine Saint Denis, nous venons vraiment de partout dans le monde !

 

  • Toi Elisabeth Marie, qui rencontres tous ces jeunes, chaque jour, qu’est-ce que tu penses négativement et positivement de l’INTERNATIONALITE ?

Est-ce que c’est facile ? Difficile ?

EM. L’internationalité loin d’être une menace, est une grande richesse au sein de nos écoles. Nous venons des 4 coins du monde et personne n’a choisi de vivre avec l’autre, mais nous voici amenés à vivre dans une même famille appelé Groupe Scolaire des Servites où nous sommes nourris des valeurs servites. En mélangeant nos valeurs d’origine, nous nous enrichissons mutuellement car notre différence est notre source d’épanouissement.

Notre internationalité fait notre joie, notre grandeur, notre force, notre fierté, notre complémentarité, elle nous rend disponibles et ouverts à l’autre. Ça n’est pas toujours facile, c’est pourquoi il nous faut de la patience, de la tolérance et surtout de l’amour fraternel.

 

MB. Un 3ème mot, que nos 7 Pères ont vécu ensemble à Florence : la COMPASSION envers tous !

Aujourd’hui c’est souvent difficile… Est-ce que nous restons sensibles aux difficultés de notre temps ? Du monde ? Des réfugiés, de celui, celle, qui est près de nous et qui souffre…

 

LA COMPASSION ?

 

  • Toi Marie Desanges, explique-nous brièvement, ce qu’est la COMPASSION ?

 

M.D. Le mot compassion a toujours été compris négativement comme un partage de la souffrance (souffrir avec les autres). Cela peut susciter des peurs et des questions. En voici quelques-unes : la souffrance fait souvent horreur, comment puis-je me risquer de la partager ? Etant donné qu’il y a des souffrances difficiles à partager, comment puis-je compatir vraiment ? Partager la souffrance des gens ne serait-ce pas élargir le réseau de la souffrance ? Pourtant, pour être et devenir pleinement humain, notre regard ne devrait pas s’empêcher de voir la misère qui est autour de nous. Dans cette dynamique, la compassion est à comprendre de façon plus positive : compatir c’est partager la force de la vie qui nous anime avec les personnes dont la vie est menacée par la maladie, la misère, la violence (les réfugiés)... Concrètement, comment partager cette vie ? Selon le cas, ça peut être de donner de notre temps pour rencontrer les personnes en difficulté, donner de nos biens pour les soulager, leur adresser une parole en posant sur eux un regard bienveillant, assurer une présence silencieuse auprès d’eux (malades), poser un geste d’amour, faire une prière à leur intention…Tous ces moyens permettent d’entretenir la flamme de l’espérance souvent menacée de s’éteindre par l’indifférence. Bref, compatir, c’est voir et agir à notre niveau pour laisser Dieu agir à travers nos gestes, aussi simples soient-ils.

 

Elisabeth-Marie, dans les moyens que se donne l’Ecole, certains sont au service de l’entraide, de la COMPASSION ?

  • Peux-tu nous en dire un mot ?

 

E.M. A la suite de la Vierge Marie au pied de la croix de Jésus, nous essayons d’être proches de ceux qui souffrent et de leur donner espoir et vie. La compassion pour nous prend plusieurs formes dans nos écoles : les gestes au quotidien entre les élèves, les professeurs qui patientent devant les caprices des élèves et doucement les éduquent, les soucis d’aider les plus faibles (l’aide aux devoirs), les paroles de compassion, les repas solidaires en faveur de la population de Butembo, de l’ARCHE de Jean Vannier, la vente des oranges pour les chrétiens d’Irak, le soutien pour le petit prince…

Bref, tous ces gestes témoignent de la compassion, et donne de la vie car les Servites de Marie sont au service de la VIE !

M.B. Avec nos Soeurs d’Afrique, de Butembo, en nous aidant mutuellement, nous sommes capables ensemble, de vivre une grande FRATERNITE internationale !

Voilà, ce que nous devons apprendre chacun et ensemble, vous, nous, tous, ensemble, grâce à nos ECOLES SERVITES,

 

Pour terminer voici un remerciement des Sœurs Congolaises pour l’achèvement d’un Centre de soins à Butembo. Nous y avons participé grâce à l’argent des bols de riz que nous avons envoyé…

 

Texte lu par Elisabeth Marie 

 

« Nous n’oublions pas vos sacrifices, vos privations, tous vos soucis pour l’achèvement de notre projet. Que Dieu vous les rende au centuple ! Que chacun, chacune d’entre vous se sente acteur dans la prise en charge de la population de Vutahira et ses environs ! La VIE y sera sauvée grâce à vous. Ainsi s’incarne le Charisme Servite qui vient de trouver ici un terrain d’action extraordinaire ! »

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